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Mesurer ses liens sans cookie : ce que le RGPD change (et ne change pas)
Compter les visites d'un lien sans cookie ni adresse IP, c'est possible. Ce que Bref enregistre, ce qu'il efface, et ce que le RGPD vous demande encore.
Par L'équipe Bref
« On ne peut plus rien mesurer sans bandeau de cookies. » On l'entend souvent. C'est faux pour un raccourcisseur de liens, à condition de choisir ce qu'on mesure.
Ce qu'un lien court a besoin de savoir
Pour répondre à « ma campagne a-t-elle marché ? », il faut compter des visites et savoir d'où elles viennent. Pas qui les a faites. Chez Bref, une visite, c'est :
- la date et l'heure, le lien, la source (clic ou scan du QR) ;
- le pays et la ville, déduits approximativement du réseau ;
- le type d'appareil, le système et le navigateur, lus dans l'en-tête que tout navigateur envoie ;
- le site d'où vient le visiteur, réduit à son domaine ;
- pendant un test A/B, la version servie.
Et c'est tout. Ni adresse IP conservée, ni identifiant, ni cookie de suivi. On ne peut pas reconnaître une personne, ni la suivre d'une visite à l'autre.
Moins de détail avec le temps
Le détail visite par visite sert à une chose : l'export CSV. Il est effacé après 30 jours. Au-delà, Bref ne garde que des totaux par heure et par jour (combien de visites de Belgique, combien depuis un iPhone), consultables jusqu'à 3 ans selon votre plan. Un total ne dit plus rien de personne.
Le RGPD s'applique toujours
Pas de cookie ne veut pas dire pas de règles. Une ville et un type de téléphone restent des informations sur des personnes. Concrètement :
- Vous êtes responsable du traitement des visites de vos liens, et Bref agit pour votre compte. Notre accord de sous-traitance décrit ce que nous faisons, où, et pendant combien de temps.
- Informez vos visiteurs dans votre politique de confidentialité si vous utilisez des liens mesurés dans vos campagnes.
- Limitez l'usage : des statistiques de campagne, pas du profilage.
Sans cookie ni lecture d'informations stockées sur le téléphone, la redirection d'un lien Bref ne déclenche normalement pas l'obligation de bandeau de consentement. Si votre situation est particulière (secteur sensible, données croisées avec d'autres outils), demandez l'avis de votre DPO ou d'un juriste : cet article n'est pas un conseil juridique.
Et vos paramètres UTM ?
Les UTM ne sont pas des cookies : ce sont des mots dans l'adresse. Bref les ajoute à la destination, et c'est l'outil d'analyse de votre site qui les lit. Si cet outil dépose des cookies, c'est lui qui doit demander le consentement, pas le lien.
En résumé
Mesurer moins, c'est souvent mesurer mieux. Savoir que 60 % des scans de votre affiche viennent de Namur un samedi après-midi vous aide davantage qu'un identifiant de visiteur, et ne met personne mal à l'aise.